Go Johnny Go Go Go, le Président Jean Biraben a l’âme d’un rockeur

Le 2 ans Go Johnny Go Go Go a gagné sa 2e course de suite à Dieppe hier. Son nom atypique résonne évidemment aux oreilles des plus fins mélomanes, puisqu’il est tiré du 1er titre de l’histoire du rock’n roll, Johnny B Goode, auquel Jean Biraben, le président de l’ECSSO, rend hommage avec le fils de Johnny Barnes.

Après Chuck Berry, Elvis Presley et Jimi Hendrix, Jean Biraben fait retentir  » Go Johnny Go Go Go »

 

En 1957, Chuck Berry, le pionnier du rock’n roll, enregistre un morceau qui allait changer la face du monde : Johnny B. Goode. Avec ce génial riff d’intro joué sur un rythme hyper rapide qui introduit une suite effrennée, Chuck Berry, surnommé  » Crazy Legs » allait marquer un tournant majeur dans les modes de vie et la culture du monde post 2e guerre mondiale. C’est lui qui a ouvert la voie à Led Zeppelin, entres autres. Quasi autobiographique, Johnny B. Goode traite du rêve américain, à l’époque encore enchanteur, avec l’histoire d’un jeune garçon illettré mais doté d’un don exceptionnel pour la guitare. Grâce aux encouragements de sa mère qui lui répète  » Go Johnny Go Go Go « , il se hissera un rang de vedette, une ascension d’autant plus méritoire pour un noir chez Berry dans une Nouvelle-Orléans très marquée en pleine période Ku Klux Klan dans les années 50. Johnny B. Goode a même été envoyé dans l’espace par la Nasa, estimant qu’on pourrait rentrer en communication avec les extra-terrestres via le langage universel de la musique.

Seul 3 grands personnages ont osé s’attaquer à un tel monument : Elvis Presley, Jimy Hendrix et Jean Biraben, c’est à dire 2 musiciens et un éleveur de chevaux de courses, réputé pour n’avoir pas froid aux yeux. Né de notre côté de l’Atlantique, à Beuste près de Pau, Jean Biraben représente plutôt le rêve béarnais. Car lui aussi est devenu une star en son genre, dans le registre agro-alimentaire, étant fondateur de Biraben Foies Gras après avoir commencé sur les marchés. Aujourd’hui, il a 34 poulinières au pied des Pyrénées et tient la Présidence du Syndicat des Eleveurs du Sud-Ouest (ECSSO).

 


Go Johnny Go Go Go s’impose à Dieppe sous la selle de Théo Bachelot.

Comme tous les jeunes de sa génération, il a été illuminé par Johnny B. Goode et le déferlement de la musique américaine qui mettait au placard nos chanteurs nasillards et poussiéreux. Et il n’a pas raté l’occasion quand il a eu un fils de Johnny Barnes, étalon chez son ami de toujours Mathieu Daguzan-Garros au Haras des Granges, de penser au bon temps de la vraie musique de jeunes ! Va Jean va va va !

 

 

Il a donc ainsi nommé le 2e poulain de la robuste Indian Miss, titulaire de 8 victoires en 89 sorties chez François Rohaut, Didier Guillemin et Guillaume Nicot. Cette fille d’Indian Rocket est elle-même l’une des 10 gagnants produits par la remarquable John Quatz, 2e du Prix Panacée (L) puis mère notamment de Silver Jaro, un gagnant de Gr.3 à Cheltenham. John Quatz était le 1er produit né pour Jean Biraben après qu’il ait récupéré sa mère Shahmy, qui a aussi produit Schampus, Green Jaro et Zanir. La famille provient de l’élevage de la Comtesse Batthyany.  La 5e mère est une véritable matrone sous laquelle on retrouve Sarah Siddons, Cantilever, Excelebration, Leggera, Crofter et tant d’autres.

 

Go Johnny Go Go Go a été vendu à l’irlandais Con Marnane (Bansha House) pour 10.000 € à la vente de yearlings d’Osarus de la Teste en septembre 2021. Il était absent de la Breeze Up de BBAG fin mai 2022. Et pour cause, il avait déjà débuté depuis début avril. Il a brisé la glace pour sa déjà 5e sortie le 20 mai à Vichy à réclamer, et réédite brillamment au même niveau sur les 1100 m de la ligne droite de Dieppe, toujours sous l’entrainement de Florien Guyader.