Osarus – Yearlings 2018 – J2 : toujours plus haut

Citius, Altius, Fortius ou en français plus vite, plus haut, plus fort. La devise olympique pourrait s’appliquer à Osarus. Pour la première fois de son histoire, plus de 4,5 millions d’euros ont été dépensés pendant ces deux jours de ventes de yearlings. Voir tous les résultats de cette journée dont le top price à 120.000€ avec photos, vidéos, anecdotes et différés.
Le fils de Siyouni top price de la journée de mercredi à 120.000€
RESULTATS COMPLETS ET DIFFERES DU JOUR 2 
Si Osarus avait dépassé pour la première fois un chiffre d’affaires supérieur à 4 millions d’euros en 2017 lors de la vacation de yearling, l’agence de vente dirigée par Emmanuel Viaud a encore fait mieux cette année avec plus de 4,5 millions de chiffres d’affaires comme l’a expliqué le patron à la fin des deux jours de vente : « Nous sommes très satisfaits de cette vente et voudrions remercier tous les acteurs, vendeurs et acheteurs. De nouvelles têtes sont arrivées ici pour la première fois, je pense aux acheteurs Artie Watson, Peter et Ross Doyle ou encore Mark Johnston qui étaient tous ravis de cette première expérience à La Teste. Ils ont adorés l’endroit. D’autres acheteurs comme Federico Barberini, qui viennent ici depuis quelques années seulement, se sont montrés très actifs également. Les ventes amiables se sont réalisées jusqu’au dernier moment. Nous avons eu un bon taux de vendus. »
Le pourcentage de vendus sur les deux jours a lui aussi été satisfaisant avec un taux dépassant les 82% comprenant les ventes à l’amiable. Le top price 2017, à 105.000€, a été battu à deux reprises cette année. Si mardi, un fils d’Anodin a été adjugé 115.000€ à Wertheimer & Frère, le Haras de Saubouas n’a pas hésité à débourser 120.000€ pour se porter acquéreur d’un fils de Siyouni passé sur le ring ce mercredi lors de la seconde journée de vacation. Le pinhookeur Paul Basquin du Haras de Saubouas a fait ses emplettes pour les prochains marchés des ventes Breeze Up. Lui qui a fini en tête du tableau des acheteurs de ce mercredi et deuxième au classement sur les deux jours nous a expliqué au sujet du top price : « Le poulain est un fils de Siyouni qu’on ne présente plus. En plus sa mère est une fille de Green Desert. Il rentre maintenant au Haras et nous allons le débourrer et commencer à le pré-entraîner. On décidera ensuite si nous le présenterons ou non pendant les Breeze Up. »
José Delmotte du Haras d’Haspel au centre de l’image, éleveur et vendeur du top price
Dinkar, le fils de Siyouni (VOIR LE PEDIGREE) a été élevé par José Delmotte du Haras d’Haspel qui était ravi du prix affiché : « J’avais acheté la mère Desert Sunrise à Tattersalls en février 2016 pour 62.000gns de la part de Godolphin alors qu’elle était pleine d’Iffraaj. Une pouliche est née un mois après que j’avais vendu 55.000€ à Tina Rau. Moana est en ce moment à l’entraînement chez Joséphine Soudan et la pouliche a été supplémentée pour courir lundi à Chantilly. Nous sommes ensuite allés à Siyouni car nous avons une part de l’étalon ce qui a donné Dinkar. » Signalons également que la Desert Sunrise portait la casaque de Saeed Suhail (cf King’s Best, Poet’s Word) chez Sir Michael Stoute.
La fille de Havana Gold, vendue 105.000€
A 105.000€, Tina Rau et Nicolas Clément ont signé le bon d’achat du deuxième top price de la journée de mercredi pour une fille du jeune étalon de Tweenhills Havana Gold (VOIR LE PEDIGREE). La pouliche a d’ailleurs été élevée par le propriétaire de l’étalon Qatar Bloodstock mais n’appartenait plus à la holding de la famille Al Thani comme l’explique son vendeur Yann Creff : « Tim Richardson avait acheté la pouliche foal pour 50.000gns pour des clients américains. Il me l’a confiée il y a deux mois pour la préparer en vue des ventes alors qu’elle venait du Haras de Rabodanges. L’issue de la vente me fait d’autant plus plaisir car Tim était mon maître d’apprentissage au Haras de Fresnay-le-Buffard. A cette époque, Arnault Leraître était responsable élevage. Aujourd’hui, on se retrouve tous autour du ring quelques années plus tard avec de nouvelles casquettes. »
Yann Creff et Arnault Leraître
Tina Rau et Nicolas Clément
Du côté de l’acheteuse, Tina Rau nous a confié, non sans une touche d’émotions : « Pour moi, cette pouliche était le cheval de la vente. J’avais adoré sa mère Exceedingly Rare que j’avais remarquée au Haras du Cadran quand elle était yearling. Cette fille de Lope de Vega était pour moi le plus beau yearling de l’année. David Redvers l’avait achetée. Elle a ensuite gagné à Chantilly en débutant à 2 ans chez Mikel Delzangles mais s’était fracturée le bassin. Nous n’avons pas de clients à l’heure actuelle pour sa fille mais son physique va parler pour elle et nous allons en trouver très vite. »
Le troisième top price de la journée de mercredi a ensuite été l’apanage d’une fille de Kheleyf, Mila Chop, sœur de la gagnante du Prix du Bois (Gr.3) présentée par le Haras des Faunes (VOIR LE PEDIGREE). Alain Chopard n’a pas hésité à défendre sa pouliche jusqu’à 87.000€ pour finalement la vendre 90.000€ à Marc-Antoine Berghgracht, top acheteur des deux jours, pour le compte de Tony Forde. Précisons que Cosachope a donné naissance à son premier poulain en 2018, un mâle de Kendargent et qu’elle est pleine de Goken. Sa mère First Chope est une fille d’Indian Rocket, un étalon découvert par Alain Chopard qui a fini la vente 4ème au classement des meilleurs vendeurs juste derrière le Haras de Saint-Vincent.
STATISTIQUES DE LA VENTE 2018 (2 jours)
Nicolas Lefèvre a signé le premier achat de sa carrière de courtier sous le nom d’Equos Racing International à 42.000€ puisqu’il vient de lancer son agence de courtage il y a une semaine. La fille de Zanzibari ira à l’entraînement chez Joséphine Soudan
L’entraineur anglais Ed Dunlop et le courtier italien Federico Barberini
Les tops de la deuxième journée selon les chiffres d’affaires